Turquie

A la découverte d’Hagia Sofia

J2

Le kiffe, pendant les vacances, c’est de ne pas mettre de réveil. Nous avons bien-sûr notre horloge physiologique qui s’est habituée toute l’année à nous lever plus ou moins à la même heure chaque matin. Et je dois avouer qu’au début de chaque vacance, j’ai encore le même rythme qu’hors vacances. 8h, donc, j’ouvre les yeux. Quelques minutes plus tard, Jam se réveille aussi.
La veille, le jeune homme de l’accueil nous informe que le petit déjeuner est en libre service jusque 9h30 à la terrasse, au dernier étage de l’hôtel.
Quelle surprise en arrivant dans la grande pièce ! De belles tables, un énorme buffet sucré, salé, frais et chaud, thé, café, lait et jus. De quoi se régaler avant de partir à la conquête de la ville.

Nous prenons notre temps pour manger et savourons ces moments de calme de bon matin.
Nous reprenons les mêmes ruelles pour descendre vers le Bosphore, l’objectif étant de visiter l’intérieur d’Hagia Sofia (qui se lit “Aya Sofia”), la Basilique Sainte Sophie. Nous passerons devant plusieurs beaux endroits qui méritaient bien une photo.

Nous traversons un passage assez connu des turques où se retrouvent plusieurs restaurant : Tarihi Hocapaşa Lokantaları, autrement dit Restaurant historique Hocapaşa.

J’avais vérifié les musées et lieux touristiques payants avant de partir. Il est plus avantageux de prendre la carte Museum Pass valable 5 jours. En 2015, elle nous avait coûté 85TL, soit 15€ . Désormais, elle est à 125TL, soit environ 23€.
La basilique Sainte Sophie est un immanquable à Istanbul. Son histoire est tellement riche, tu le ressentiras dès ton entrée dans les lieux.
“Elle a été construite dans un premier dans au IVe siècle , puis reconstruite bien plus grande au VIe siècle, sous l’empereur byzantin Justinien, où elle a acquis sa forme actuelle. Elle est devenue mosquée  au XVe siècle sous Mehmet II. Elle est située sur la péninsule  historique d’Istanbul. Depuis 1934, elle n’est plus un lieu de culte mais un musée. Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. Souvent surnommée la Grande Église, la basilique est dédiée au Christ, « sagesse de Dieu », selon la tradition théologique chrétienne…” (Source Wikipedia)

Nous trouvons une longue queue à l’entrée de Hagia Sofia. Fort heureusement avec notre pass, nous réduirons le temps d’attente.
A l’extérieur de la basilique déjà, nous nous attendons à voir des choses grandioses .

Notre impression se confirme dès l’entrée dans les lieux où nous sommes submergés par l’immensité des éléments du hall. Bien que des échafaudages cachent un peu la grandeur de cet endroit, nous remarquons très vite la taille des lustres. Nous semblons minuscules en dessous.

A cet instant précis, nous ressentons surtout l’essence musulmane de ce lieu.
Les dorures un peu partout, les lumières aussi. Tout est démesurément attrayant. Et dire que cette basilique a plus de 1600 ans. Il lui aura fallu des siècles de travaux et de restauration pour ressembler à ce qu’elle est aujourd’hui.
A partir de 1801, huit panneaux circulaires de 7,5 mètres de diamètre furent accrochés aux quatre piliers centraux, inscrits des noms d’Allah, exalté soit-il, du Prophète Mohamed, Paix et Salut sur lui, et des quatre premiers califes Abu Bakr, Omar, Uthman et Ali, qu’Allah les agrée, ainsi que de ceux des deux petits-enfants de Mohamed  : Hassan et Hussein, par le calligraphe Kazaker Izzed Effendi.


Peu avant la seconde guerre mondiale, en 1934, Atatürk désaffecte le lieu du culte pour « l’offrir à l’humanité », et fait retirer les panneaux circulaires. C’est en 1951 que le gouvernement Menderes fit remettre en place ces grands panneaux qui y resteront jusqu’à ce jour.
Au premier abord, il semble ne rien rester de l’époque catholique.
Pourtant en montant quelque marches, nous remarquons des mosaïques sur les murs. Et là, nous comprenons que des traces de cette époque sont encore présentes en ce lieu.
Comme nous le montre cette mosaïque : “La mosaïque de la déisis (grec Δέησις : « supplication ») date probablement de 1261. C’est le troisième panneau de la loge impériale de la galerie supérieure. Cette mosaïque est considérée comme un chef-d’œuvre pour la douceur des traits et de l’expression des visages, et aussi comme le début de la renaissance de l’art pictural byzantin… La partie inférieure de la mosaïque est très détériorée, probablement à cause de la pluie venant de la fenêtre voisine.” (Source Wikipedia)

Nous continuons notre visite en suivant le plan remis à l’accueil pour ne rien rater. Ce lieu est chargé d’histoire et il vaut vraiment la peine d’être visité pour comprendre la richesse culturelle de la Turquie.

Nous décidons de passer par le Gülhane Parki pour se rendre un peu dans les hauteurs et y déjeuner. Là encore, c’est un lieu connu des turcs, surtout des familles qui aiment y pic-niquer. C’est le plus ancien et l’un des plus vastes parcs publics à Istanbul. Il est immense et abrite le Palais de Topkapi et le Musée de l’Histoire des Sciences et Technologies de l’Islam où sont exposées 140 répliques d’inventions du VIIIe au XVIe siècle, dans les domaines de l’astronomie, de la géographie, de la chimie, de l’arpentage, de l’optique, de la médecine, de l’architecture, de la physique et des arts militaires.

En traversant le parc, nous entendons l’appel à la prière. Une mosquée est à 2 pas. Nous y entrons pour faire la prière de Dohr. Ce sera notre 1ère prière dans une mosquée turque. Côté femmes, comme côté Hommes, il y a peu de monde. Ce qui me semble normal au vu du nombre de mosquées présentes au km2.

Après la prière, nous montons vers le Salon de thé avec vue direct sur le Bosphore pour y déguster paninis, thé et boissons fraiches.
Les tables sont à l’ombre, ce qui est agréable en cette saison. Les mois de juillet et août sont les plus chauds de l’année. Nous avons une vue imprenable et panoramique sur la ville. Il s’agit là d’un autre endroit à ne pas rater à Istanbul.

Nous passerons une partie de l’après-midi à flâner dans  Gülhane Parki, à découvrir les inventions dans le Musée de l’Histoire des Sciences et Technologies de l’Islam et plus simplement, à nous allonger dans l’herbe. Nous assisterons d’ailleurs à un défilé de mariés, le parc étant prisés pour les photos de mariage. De sublimes mariées aux robes féériques passeront dans ce parc immortaliser le plus beau jour de leurs vies sous notre regard amusé.

Nous finirons la journée en ville et mangerons dans une pizzeria à quelques dizaines de mètres de l’hôtel, qui deviendra d’ailleurs notre QG ! Ambiance décontracté et familiale garantie, patrons et serveurs au top ! Il s’agit du Sirkeci Restaurant . Les prix sont raisonnables et la nourriture, très  bonne. Nous le recommandons les yeux fermés. D’ailleurs, nous ne manquons pas d’y retourner à chacune de nos venues en Turquie.

 

 

 

 

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